dimanche 24 juin 2012

Habitat para la Humanidad

Certains d'entre vous le savent déjà, d'autres l'ignorent peut-être mais j'ai trouvé une activité ici à Santiago, autre que le glandage, le tourisme, les joggings, l'Euro 2012 ou la prostitution, bien que cela puisse me rapporter un peu d'argent.
En effet je travaille pour un organisme humanitaire : Habitat para la humanidad (vous pouvez cliquer sur le lien pour aller sur leur site officiel).

Vous avez envie de me demander : c'est quoi Habitat para la Humanidad (que j’appellerai dorénavant HPH afin de m'éviter une contracture aux doigts) ??
Bonne question l'ami, je vais tacher d'y répondre.

Un peu d'histoire : en fait HPH est un groupe international fondé aux USA en 1976. Aujourd'hui il est implanté dans plus de 100 pays, où il a déjà facilité la construction de plus de 250 000 maisons avec l'aide de bénévoles, de donateurs et des gouvernements. Son travail a permis d'améliorer les conditions de vie de plus de 2 millions de personnes.
HPH Chili a été créé au début des années 2000. Sa mission principale est de travailler à proximité des familles et des communautés les plus vulnérables afin de leur faciliter l'accès à un logement plus décent, au moyen de divers services et prestations, qui vont de la construction à la formation en passant par... la Lorraine avec mes sabots. Si tu trouves que ça n'a rien à voir, tu es perspicace et je t'en félicite.
HPH a une sorte de slogan qu'il garde en tête et qui résume bien les motivations de l'association : nous sommes une institution qui promeut le droit des familles et des communautés vulnérables à un logement et un habitat qui améliore leur qualité de vie. (évidemment j'ai ici procédé à une petite traduction de derrière les fagots pour te simplifier la lecture cher ami)

En gros ce qu'on appelle "familles les plus vulnérables" ici ce sont les familles ayant un enfant atteint d'une maladie grave, les familles ayant subies les conséquences d'un tremblement de terre (très nombreux ici)...
Ah oui j'oubliais, HPH est un organisme qui est un peu catholique sur les bords et qui loue l'aide de Jésus qui n'est pas un maçon portugais, ce qui pourrait nous aider, mais bel et bien le fils de Dieu que j'écris avec une majuscule, oui monsieur !
Je te cale une petite vidéo dont la oldschoolité n'a d'égal que la qualité auditive de la bande son mais qui a le mérite de bien résumer les actions de HPH Chile :

 


Voilà, j'ai bien fait de la pub et tu peux constater que les activités de cette association sont très nobles et louables, et tu es en droit de te demander ce que je viens faire là dedans, si tel est le cas je te propose donc d'aller te faire :
1- cuire un œuf, pour rester poli (cette proposition convient au plus de 30 ans)
2- foutre, comme l'a si bien dit Samir Nasri prix nobel de littérature 2012 (ça c'est pour les jeunes)

Trêve (or Brennan) de plaisanterie, on m'a confié des tâches très intéressantes, et non des taches, en effet c'est Agathe qui s'occupe de la lessive... (quel gros macho celui là !!!)
Bon j'arrête de déconner, en ce moment je fais une présentation pour mon boss, Ivan, qui se prononce Iban, et qui nous vient de Mou, en effet Iban de Mou (dommage pour sa femme ( j'avoue que c'est un peu tiré par les cheveux (au lieu de l'être par autre part) mais quand tu auras saisi la blague tu risques de rigoler pendant un sacré moment)), je suis un peu ému pour le coup j'ai enchainé une imbrication de 3 parenthèse, ça me fait penser au film Inception; donc Ivan qui est un ingénieur génie civil et qui s'occupe des volontaires de l'organisation. Le but de cette présentation est de former diverses personnes et notamment d'autres associations ou mêmes des professionnels non spécialistes de génie civil à la construction d'une maison.
Mediagua
C'est très intéressant, j'ai pas mal de recherches à faire puisque je ne suis pas non plus très calé en la matière et que les logements ici sont bien différents de ceux que l'on a l'habitude de voir en France.
J'ai commencé par les logements d'urgence ici qui sont "distribués" (le terme n'est pas galvaudé) après les tremblements de terre, et qui permet aux familles de ne pas dormir dehors...
On les appelle les Mediaguas, ils se construisent très rapidement (2 jours) avec l'aide de quelques volontaires, ils se montent tels un meuble Ikea, c'est assez simple.
Ils coûtent à peine 1000 € et encore le paiement est partagé entre la fondation, le gouvernement et la famille. Le problème c'est que la plupart du temps ces logements qui devraient être temporaires, finissent par devenir définitifs et c'est loin d'être du luxe, il n'y a qu'une pièce, pas de sanitaires...
Enfin voilà, ce que je suis en train de faire, je ne vais pas non plus m'étaler, si vous voulez plus de renseignements je vous enverrai le Power Point, je dois avoir fini ma présentation dans une semaine, et après j'enchaine par un projet de construction.
On va construire une salle de bain pour une enfant handicapée qui galère pour se mouvoir. Le chantier va durer une semaine environ et je serai le "superviseur" de celui-ci, autant te dire que je suis haut placé !!!

En plus ces activités de volontariat que j'effectue sont reconnues par Centrale pour valider ma "mobilité internationale" puisqu'elles ont un lien avec ma formation, vu que je fais pas mal de Génie Civil. Je fais donc d'une pierre deux couilles ce qui n'est pas évident tu en conviendras.
Voici quelques photos de l'association :

Une famille

Des volontaires

Idem

Peut-être que bientôt vous aurez le plaisir de voir ma ganache au milieu d'un chantier et aux seins nus, euh non ça on s'en fout, je voulais dire au sein d'une équipe de volontaires... je m'égare Perrache !

D'ailleurs si vous voulez faire un don pour l'association, prière de m'envoyer un chèque avec beaucoup de zéro (avant la virgule si possible) sans ordre, à l'adresse suivante : 2058 Gorbea dpto 606, Santiago Centro, CHILE.

J'ai un second chantier prévu fin juillet début août, par contre là je ne sais pas encore ce qu'on va faire, donc voilà, ça va m'occuper pas mal tout ça.
En espérant que tout se passe bien en France et qui vous profitez bien de l'été pluvieux (nlsp) !!!
Ici Santiago, à vous Paris (Thierry Rolland tu me manques, snif)

Amicalement,

Votre

samedi 16 juin 2012

Nouvelles du front

Salut à Sion les suisses,
comme vous l'avez constaté, il y a bien longtemps que je n'ai pas posté ici, je m'en excuse par avance mais mon emploi du temps est très chargé en ce moment; entre la sieste et l'Euro 2012 je ne sais plus où donner de la tête.
Mais comme mon ami Clément s'emmerde ferme en Inde et que Kof en a marre de manger du rosbeef à longueur de journée, je vais tenter d'écrire une petite bafouille, que vous lirez sûrement si vous avez des couilles (Renaud si tu nous entends...).

Laissez moi vous conter une de mes premières aventures chiliennes, avant même mes vacances dans le sud :  la montée vertigineuse du Cerro San Cristobal, bien que je ne connaisse pas de Christophe qui soient des saints, mais bon dans le doute on va dire que oui.
Donc cette colline domine, que dis-je, surplombe Santiago, un peu comme Fourvière à Lyon, en plus haut. En effet elle culmine à 800 mètres d'altitude donc moi, pas con, je me dis qu'il doit y avoir une belle vue de la haut. On peut s'y rendre en funiculaire pour la modique somme de 2000 pesos, mais bon je suis radin et jeune alors c'est parti pour la grimpette à pied.
Arrivée au sommet on a une belle vue sur la ville et sur la couche de pollution, vous verrez sur les photos ça ne donne pas envie. Sinon il y a beaucoup de mémoriaux, on peut lire dans les messages que les ravages de la dictature sont encore présents...
Le bas du Cerro San Cristobal

Le nouveau Buiding avec les Andes au fond

El Estadio Nacional

Ohh la belle couche de pollution au fond

Petite chapelle au sommet


Elle

Altitude : 864 mètres

Un mémorial

Le rio mapucho




Quartier Hastarria

En revenant, je passe par le pont enjambant le Rio Mapucho, terrible rivière traversant la ville...

Sinon je suis pas mal sorti dans la ville, mais je n'ai jamais pris mon appareil donc j'ai pas grand chose à vous montrer, je sais c'est con...
Il y a quelques parcs sympas comme le Parc O'Higgins où je vais faire mes footings, le Parc Quinta Normal où il y a plein de musées, notamment le musée de la mémoire que je vais bientôt visiter !

La semaine dernière nous sommes allés dans une sorte de marché aux puces, les gens vendaient plein de conneries dont la provenance était parfois douteuse, il y avait des mecs qui organisaient des sortes de jeux où tu pariais de l'argent mais comme tu te fais toujours enfler dans ce genre de trucs nous avons préféré rester spectateur, surtout que les flics ont débarqués alors c'était un peu le branle-bas de combat, tout le monde s'est mis à ranger ses affaires, c'était marrant à voir.

En tout cas la prochaine fois je vais essayer de me munir de mon appareil photo ce sera plus intéressant, parce que je sais très bien que vous préférez voir des images que lire ces quelques lignes, bande de fainiasses.

FOOT :





Les filles, ça ne sert à rien de lire ce paragraphe, ça va vous saouler.
Quelques nouvelles footballistiques : la semaine dernière il y avait deux matchs pour la qualification à la coupe du monde 2014 au Brésil, le Chili a gagné ses deux matchs en Bolivie et au Venezuela, 2-0 à chaque fois, d'ailleurs après le 2ème match on était en ville près de la place d'Italie et il y avait plein de monde qui fêtait la victoire, d'autres personnes vendaient des drapeaux chiliens, tout le monde était heureux, en liesse, pas en laisse trou du cul, je ne parle pas des chiens là, en tout cas t'as pas l'habitude de voir ça en France pour une victoire de l'équipe nationale.
Sinon demain il y a la demi-finale aller du championnat : Colo colo - Universidad de Chile, gros gros derby, ça va chauffer.... ah bin non en fait ça va pas chauffer, ça a tellement chauffé la dernière fois que Colo colo s'est vu infligé un match à huis clos, ils sont barjots les supporters ici !!
Jeudi la U a perdu en demi aller de Libertadores 2-0 dans la Bombonera de Boca Juniors, ça sent pas bon, mais on ne sait jamais, l'espoir fait vivre.

Voilà c'est tout pour le moment.

PS : Une petite blague pour Jules : "A cause de Berlusconi c'est le PSG qui se retrouve Santiago (Silva)"

mardi 5 juin 2012

Île de Chiloe partie 2

Vendredi 26 mai :

Sonia nous prépare notre dernier petit déjeuner qui est toujours aussi copieux. Nous plions rapidement bagages non sans oublier le pantalon qu'Agathe avait acheté 2 jours plus tôt (décidément...). Le fils de nos hôtes, qui n'est autre que l'oncle de son neveu et que l'époux de sa femme, nous amène à la route joignant Ancud à Castro, nous évitant par la même occasion 10 km de marche ou l'attente de l'unique bus quotidien passant à 17h ou 18h (il n'y a pas d'heure fixe ici, il faut se tenir prêt). La route est vraiment défoncée tel l'anus des enfants de Michael Jackson (toujours te donner une image qui te parle) il n'y a pas de code de la route qui tienne, l'important est d'éviter les trous (au contraire des enfants de Michael Jackson tu auras compris...)
Nous arrivons sur le coup des midi à Castro, Castro en Térite plus précisément, où les paysages sont excréments bu colique...
J'espère que tu n'as pas lu ce mélodieux champ lexical de la merde pendant ton petit déjeuner, sinon je te laisse 5 minute pour aller vomir.
Le temps est maussade, menaçant même, mais il ne pleut pas encore, nous en profitons donc pour nous promener dans la ville, allant de miradors en parcs, dans le modeste dessein d'admirer les palafitos : maisons en bois sur pilotis.

L'église de Castro

Et sa maquette


Vue de Castro

Vue de Castro
Des palafitos




Encore et toujours des palafitos
Pas là Fitos


Un cygne à col noir


Comme tu n'es pas sans savoir que les palafitos de Castro sont les derniers existants de l'île puisque ce sont les seuls à avoir résisté au tsunami de 1960, je ne reviendrai pas dessus.
Le soir nous allons au resto El Octave, indeed nous ne pouvons pas quitter Chiloe sans avoir goûter le très célèbre curanto.
- Qu'est ce que le curanto ?
- Très simple l'ami :  Le Curanto se prépare traditionnellement dans un trou creusé dans le sol, d'environ un mètre et demi de profondeur, et recouvert de pierres qui sont chauffées et portées au rouge par un feu de bois. Les ingrédients comprennent des fruits de mer de la viande et des patates !

Tu peux t'en douter, après avoir manger un truc comme ça tu es bien cal, donc c'est moi qui m'y attèle, Agathe prend opte pour le "Merlu maison", en ayant une pensée pour Christian Gourcuff évidemment.

Tu te demandes sûrement comment on a pu me servir un curanto alors que j'étais sur un palafito et que donc il a dû être ardu de faire un trou dans la terre pour faire cuire ce plat ?
Moi aussi.
Suis-je un pigeon de touriste ?
à toi de juger

Samedi 27 mai :

Temps de merde ce matin, il fallait bien que ça arrive. Nous avions prévu de visiter l'Isla Quinchao, mais tant pis, nous nous résignons à rester Fidel à Castro...
Cette journée est placée sous le signe du glandage, nous réglons la logistique pour préparer le retour, nous finissons d'écrire nos lettres, nous bouquinons etc.
L'après-midi se passe dans des cafés où nous nous gavons de cochonneries, pas grand chose à ajouter.

Temps de merde, nous bouquinons

 Dimanche 28 mai : 

Ce week-end n'est pas passionnant, nous rejoignons Puerto Montt où nous arrivons à 14h (après 5h de bus), il pleut encore. Nous voulons visiter le musée mais il est en rénovation, alors nous restons l'après midi dans un bar à regarder le quart de finale aller du tournoi d'Ouverture de la U (victoire 2-0 à l'ext, ça sent bon pour les demis). Ensuite ça part en belote, en attendant 20h30, heure de départ de notre bus pour Santiago.

Comme tu le vois Agathe a un jeu de merde
20h30 : nous sommes enfin dans le bus qui doit rallier Santiago en 14 heures (cool!!), espérer que le voyage se fera sans encombre est bien présomptueux. En effet nous tombons en panne à Osorno et nous devons changer de bus. Le chauffage déconne, il est bloqué à fond, il fait donc méga chaud c'est très agréable pour dormir...
Finalement nous voyons le bout du tunnel, au contraire de Lady D. (je sais que cette blague ne fera pas l'unanimité...) et arrivons à Santiago vers 10h.

Look la gueule de la bavure !
Les andes

Pas mécontent d'arriver, la fin du voyage aura été un peu longue, nous aurions dû écourter d'un jour, mais d'une manière générale nous sommes très heureux de cette semaine magnifique.
A bientôt pour de nouvelles aventures et de nouveaux paysages

lundi 4 juin 2012

Île de Chiloe partie 1



La dernière étape de notre voyage n'est autre que quoi ? L'Île de Chiloe, bien joué tu as vu que le titre correspondait parfaitement avec le texte.


Un peu de culture : l'île de Chiloe est atypique et occupe une place à part au Chili, de part son isolement géographique, historique et culturelle. Longue de 180 km et large de 50 km, l'île est la deuxième plus grande d'Amérique du sud. Chiloe affirme toute sa différence forgée par un climat rude et pluvieux, et une existence en communion avec la mer. L'architecture et la cuisine en sont les témoignages visibles : maisons sur pilotis (palafitos), toitures typiques de l'île et de nombreuses églises jésuites dont 16 sont classées au Patrimoine mondial de l'UNESCO (tu vois que je ne suis pas en train de me foutre de ta gueule). Il y a de nombreux plats à base de poissons évidemment, et le fameux curanto.
Enfin il existe une mythologie spécifiquement chilote qui est très intéressante.

Mercredi 23 mai :

Encore une journée de transition. Nous prenons le bus pour Chiloe à 9h25. Au préalable, nous avons bien tenté de retrouver le bonnet d'Agathe, sans succès.
La traversée s'effectue sur des espèces de bateaux navettes.



La poissonnière : Nadine Morano



Nous arrivons à Ancud, sous la brume vers 12h30, petite visite rapide de la ville, la Plaza de Armas est très belle et présente les principales figures de la mythologie chilote.



































































Nous nous rendons ensuite au Musée régional présentant l'histoire de l'île (et pas l'histoire de Lille au grand dam de Dozz) très intéressante.

Vue d'Ancud

Vue dans coude
Idem
encore
A 16h nous montons dans le bus pour Chepu, ce n'est pas très loin mais il nous faut plus d'une heure pour y aller, vu l'état des routes qui est déplorable...
Nous sommes un peu à l'arrache, heureusement qu'un vieux une personne âgée (pardon) nous a aidé dans le bus en nous indiquant où il fallait descendre sinon nous aurions continuer jusqu'au terminal (10km plus loin).
Les paysages verdoyants sont sublimes, nous nous arrêtons au cœur de la campagne, notre Hospedaje est très isolée et il nous faut encore marcher sur 3 km pour le rejoindre.
Nous n'avons pas appelé pour réserver, j'espère qu'on va se retrouver comme des cons à devoir dormir dehors...
Nous arrivons au coucher du soleil, l'auberge est en réalité une ferme qui propose des pensions complètes à prix raisonnable (18€ par jour par personne).


Je communique avec la populace

Tu auras reconnu le fameux terrain de foot de Chepu..

...et sa tondeuse à gazon !

Sonia et Armando (qu'Agathe décidera d'appeler Hernando...) nous saluent comme il se doit et nous préparent un repas fabuleux qui nous remplit bien la panse. Ah oui, j'y pense, Chiloe est un peu le paradis des patates, on y dénombre pas loin de 400 variété différentes (true story). Je dis ça parce qu'à table on nous en a servi des blanches qui m'étaient inconnus, et dans un souci de découverte, je me suis permis de prendre du rab (pas de lapin).
En revanche nous avons eu le droit à la télévision chilienne pendant tout le repas et l'émission était... comment dire... merdique, affligeante même (comme l'OL quoi), pas facile de décrire ce jeu opposant les jaunes et les rouges dans des joutes navales de 15 min (je n'ai pas trouvé de vidéo et c'est mieux pour vous)

Buenas noches !!!

Jeudi 24 mai :

Nous sommes vraiment bien reçus dans cette Hospedaje. Sonia nous a préparé un petit-déjeuner de ouf, ensuite Armando nous amène en caisse jusqu'à la plage, parce que ce n'est pas la porte (Bernard) à côté.
Nous arrivons par l'estuaire du Rio Chepu, les paysages ne sont pas sans rappeler les prés salés normands, d'ailleurs il y a des vaches et des chevaux dans ces zones marécageuses, c'est marrant de les voir se promener sur la plage.

Les Jean-Pierre Rives du Rio Chepu
Avec ses prés marécageux

Roger le pêcheur
Ricochet time : on s'amuse comme des petits fous
Tellement classique, les grosses vaches vont se faire dorer la pilule (qu'elles ne prennent plus)
Je vais tenter la traversée sur un frêle esquif
Nous observons de nombreux oiseaux sur la berge du rio Chepu et ce, jusqu'à ce que la rivière se jette dans l'Océan. Les poissons étant abondants il est normal de voir de nombreuses espèces d'oiseaux, qui nous sont inconnues, y établir leur terrain de chasse.
Nous arrivons jusqu'au Pacifique, dont les vagues s'écrasent au loin sur les falaises. Il fait très beau, la vue est magnifique, ça doit être lassant pour toi de lire que jour après jour, nous voyons des choses somptueuses.

Des drôles d'oiseau...
...qui s'envolent
D'autres oiseaux bizarres
Et enfin le Pacifique

Avec les falaises au fond
Le chemin du retour est tortueux, il faut traverser une zone marécageuse en particulier, précédée par d'énormes plantes, sorte de rhubarbe sauvage. Nous rejoignons la route, ou plutôt le chemin à moins qu'il faille parler d'un sentier, toujours est-il qu'il est 13h et qu'il nous reste 10km à couvrir pour rentrer à l'Hospedaje.
Sur le chemin de retour il nous ait donné de voir un spectacle hallucinant, une sorte de vallée d'arbre mort, droits comme des "i".
Explication : en 1960 le Chili a été touché par le tremblement de terre le plus important de l'histoire, s'en est suivi un tsunami inondant la vallée et qui a provoqué la baisse du niveau de l'île de près de 1 mètre. La plupart des arbres sont morts et nous offrent aujourd'hui cette vue chaotique.
3h de marche plus tard nous arrivons à la ferme où n'avons plus qu'à mettre les pieds sous la table : encore un repas de bâtard nous attend, ce qui signifie qu'il était bon.
Nous coupons à travers une zone périlleuse...
... et marécageuse



Carte de la confluence et de l'estuaire de la région

Vallée d'arbre mort

Pareil mais on ne voit rien

Église jésuite

Nous entreprenons par la suite un petit tour de la ferme, Agathe reprend son cahier de dessin et moi je place ma soirée sous le signe de la Copa Libertadores : les deux derniers quarts de finale retour sont au programme :

Santos 1-0 Velez Sarsfield (tàb 4-2)
Et le match qui m'intéresse le plus :
U. de Chile 1-1 Libertad de Paraguay (tàb 5-3)

La U se qualifie donc pour les demis où elle affrontera l'ogre Boca Junior, je vais essayer de voir s'il y a moyen de se procurer des places au milieu des hooligans des azules...

Sportivement !
Un poêle...
...qu'Agathe a dessiné !


Agathe aime les cochons, mais ce n'est pas une nouvelle