samedi 28 juillet 2012

San Pedro de Atacama 1/2


Aujourd’hui commence notre road trip vers le nord du Chili et San Pedro de Atacama. Mais avant tout, un peu de culture ne pourrait pas nous faire de mal. Nous voici donc en plein cœur du désert d’Atacama, le plus aride du monde. Des paysages désertiques s’étendent à perte de vue comme dirait Gilbert Montagné. Dunes (et de deux), étendues rocheuses ou pour nous amis cruciverbistes dont je fais parti, ergs et regs ; des salars, des lacs, des geysers, des flamands roses, des lamas, trois petits points, voilà ce con nous promet d’observer. Le programme semble chargé, pas autant que Lance Armstrong qui fut le premier trompettiste à marcher sur la Lune, mais pas loin. On va essayer d’en faire un max, ça tombe bien il est libre max (il y en a même qui dise qu’ils l’ont vu voler) en commençant par le début et le fabuleux village de San Pedro où nous résidons. 


Mercredi 18 juillet :

Nous prenons l’avion Santiago-Calama, en nous déclarant résidents chiliens ce qui nous fait payer 90€ a/r par tête de pipe, au lieu de 400€ je crois, ce n’est pas epsilon (ou lambda tu n’as qu’à choisir dans l’alphabet grec). Cela nous évite également 22h de bus, ouf !
Arrivée à Calama, tu sens que tu mets les pieds dans le désert.
Il faut savoir que dans cette région, il ne pleut que très rarement, et il n’y a pas un pet de nuage. Agathe, étant normande, a énormément de mal à s’habituer et pleure tous les soirs sa mère patrie (et pas sa mère Patrick, ça n’aurait pas de sens) et les averses granvillaises. Nous nous promenons le soir dans San Pedro et découvrons les habitations typiques en adobe, qui n’est pas qu’un logiciel pour ouvrir tes documents pdf, vieux geek, mais bien une construction de terre séchée et de paille. 

Rue de San Pedro de Atacama

L'église

Terrain municipal en synthétique

Au loin la Cordillère de sel
Ces maisons sont charmantes (religieuse) et notre auberge : Le Sonchek, en est un parfait exemple.

Le Sonchek
Encore
Avec sa cour, sa table de ping-pong et...
... ses hamacs

Jeudi 19 juillet :

Impossible de prendre une douche de bon matin, les canalisations gèlent la nuit, oui ici c’est l’hiver et il caille. Enfin l’écart de température entre nuit et jour est juste abyssale (+1 pour utilisation de ce mot), en effet il fait -10° la nuit et +35° au zénith (saint pétersbourg), ce qui fait une différence de 45° Kelvin si tu comptes bien, et si tu comptes mal, bin heureusement que je suis là alors.
La mission de ce matin consiste à réserver nos futures pérégrinations auprès des agences spécialisées. Nous optons pour Terra Extreme qui semble plus honnête et surtout moins chère que les autres, et nous réservons les visites suivantes :
 - Lagunas altiplanicas (dredi) 
  - Geyser del Tatio (gromanche) 
  Laguna Cejar (gromanche)
Comme nous avons une bonne tête nous avons le droit à une réduction de 20%. Pour le reste des visites, nous louerons des vélos, car les sites sont assez proches de San Pedro.
D’ailleurs nous commençons par cette après midi en nous rendant à la Vallée de la Muerte munis de nos VTT, en rentrant dans le désert nous avons une pensée pour Jean-Patoche Capdevielle :


Les paysages sont hallucinants, nous barbotons quelques heures au milieu de l’immensité entre les dunes et les alain roche.

Richard Virenque

Classique

Julien Absalon

Dune

Il faut se couvrir

Pratique courante ici : le Sandboard, gros attrape-nigauds !

La route vers le sommet

Et voilà on y est

On tente l'escalade

Des plantes arrivent à survivre sur l'ubac

Enfin la vue au sommet sur le désert et la Cordillère

Un peu d’adrénaline en dévalant la grande dune à toute vitesse, nous avons peur de déclencher une Avale-Hanche (il faut avoir une sacré bouche). Ce soir il faut se coucher tôt puisque demain nous décollons à 6h30, alors bonne nuit.

Vendredi 20 juillet :

Réveil à 6h, c’est dur ! Et je ne parle pas de la matin-gaule mais bien de la difficulté de se mettre en position bipède, adoptée par nos ancêtres il y a des millénaires.
Le van passe nous prendre à 6h30, enfin il est à la bourre et il fait froid, alors l’attente est longue, contrairement à la tente Quechua, qui se déplie en 1 seconde. Première étape de notre périple, le salar d’Atacama, le 3ème plus grand du monde (c’est pas de la merde !), et plus précisément le lac Chaxa où nichent de nombreux flamands roses.

Le Salar d'Atacama

Les flamands roses

Lac Chaxa et Cordillère derrière

Belle bête
D’ailleurs petite devinette, quel est le plus joli entre :

Un flamand rose
Un wallon rouge
??
Désolé Sophie...

Sinon le guide nous en apprend pas mal, on ressort carrément moins con de ce salar, j’entends déjà les sarcasmes dirent que ce n’était pas facile de faire pire… Très malin, Germain !
Je vais tout de même partager avec toi ce savoir qui t’aidera à briller en société, dans tes soirées mondaines au PMU du coin, et qui te permettra de passer aisément le 9 points gagnants de Julien Lepers (oreille). Sache donc que le flamand rose tire sa couleur (ce n’est pas un nom de code pour désigner sa femelle) du carotène présent dans l’Artemia qu’il ingurgite à longueur de journée, sacré régime. Je te précise en outre que le carotène abonde dans la carotte qui est sensée rendre aimable; de facto, tu ne dois pas en manger souvent. Le Salar d’Atacama est apparemment un gros producteur de lithium (numéro atomique 3, évidemment) présent dans les batteries de tous les appareils électriques y compris les godemichets (histoire de recapter le public féminin que j’avais perdu avec mes divagations footballistiques). Ah, on me dit dans l’oreillette que ça intéresse également des personnes de sexe masculin, insatiable Dozz…
Nous rejoignons par la suite le petit village de Socaire où l’on utilise les cultures en terrasse pour faire pousser son potager. C’est beaucoup moins impressionnant que ce que mes potes Antoine et Lucie voit actuellement en Chine (Site de mes potes), mais assez atypique pour être souligné.

Église de Socaire

Petite culture en terrasse, ça bosse dure

Ensuite la route s'élève et nous arrivons à 4100m d’altitude aux lacs Miscanti et Miñiques, je ne vois pas l’intérêt de se dernier, quitte à boire autant se prendre une maxi caisse (attention à la prononciation !)
De belles photos valent mieux qu’un long discours (métrage)

Un zorro
La cordillère des Andes

Lac Miscanti

Des Vickuñas

Lac Miñiques
Encore le Miscanti avec un reflet de ouf !
D’ailleurs j’ai l’impression que l’on prend beaucoup  trop de photos, parfois j’ai le sentiment d’être un japonais, avec 20 cm de plus et moins de jaune sur la gueule quand même (comment cette blague est raciste ? pas du tout monsieur). En parlant de jaune, pas moyen de trouver un Pernod ici, même pas un Jean Pierre, c’est peut être un mal pour un bien en fait…
Toujours est-il qu’il va falloir procéder un sacré tri dans les photos, beaucoup plus important qu’au concours d’entrée de la Police Nationale. Putain, j’espère que les poulets ne me lisent pas, ce serait un comble, en tout cas si des représailles sont organisées je m’appelle Jules Lafritte et j’habite à Guytrancourt, 78 représente t’as vu !

En revenant nous passons par la petite bourgade de Toconao

Lama noir

La place centrale

L'église

Le gros cactus

Des petits chiliens jouant au foot

Après-midi glandage, on attend un pote de Centrale en vain, il a loupé son bus, le chenapan.
Finalement nous finissons notre soirée attablés à l’auberge avec 8 autre français qui nous partagent leur expérience déjà riche de leurs voyages en Amérique du Sud, très intéressant.

Samedi 21 juillet :

Deuxième journée à vélo et non la moindre, cette fois-ci nous explorons le nord de San Pedro. Nous apercevons rapidement que la route qui est indiquée sur notre plan est en fait un chemin de terre et de sable. La ballade est en quand même agréable, mise à part les 5 chiens qui ont décidé de nous suivre toute la journée, enfin pour être plus précis, une chienne en chaleur nous suit, et 4 mâles suivent cette dernière dans l’espoir non dissimuler de copuler comme des chiens (forcément). Un autre truc chiant : la rivière, ils n’ont pas encore eu l’idée de construire un pont pour la traverser, alors on doit se mouiller les pieds et l’eau est glacé, en plus il faut la traverser 3 fois… 
Finalement nous rentrons plus tard que prévu, nous n’avons pas pris exactement le chemin conventionnel indiqué sur la carte et nous avons eu de bonnes surprises...

Plaza Quitor
L'oasis
Voici le plan de notre parcours
On remet les godasses après avoir traversé la rivière, et on voit les chiens qui nous ont suivi
Un peu de sel
La montée vers le tunnel
Belle vue
Enfin nous arrivons au tunnel (je ne refais pas la blague sur Lady Di, mais le cœur y est)
Chelou ce mur de pierre au milieu de nul part
Une maison paumée qui permet d'apprécier la taille de la montagne
Voilà notre point d'arrivée
L'église
Le retour se fait sur des routes pas très conventionnelles
Uzis
Faire du vélo là dedans... c'est ouf
Voilà une rencontre surprise au milieu des rochers
L’Âne Usse
En revanche j’ai eu la bonne idée de ne pas m’enduire de crème solaire, résultat beau bronzage de cycliste de type écrevisse. Nous sommes un peu fatigués après ces 5h de vélos sur des routes qui ne sont pas très carrossables.
Le soir, nous retrouvons Flak un pote de central qui est là pour deux jours, et qui nous accompagne demain dans nos excursions. Départ prévu à 4h du matin donc il faut se coucher tôt.

Suite dans un prochain épisode...

1 commentaire:

  1. bien joué le petit lien pour ce supeeeeerbe site "wouldntitbenice" :)
    N'empêche que ça a l'air sympa les coins où vous étiez, ça donne envie !
    (petit lien plutôt pour agathe pour lui donner envie d'aller en Argentine, tu lui transfereras : http://www.penelope-jolicoeur.com/argentine/page/7/ ) (tu peux lire aussi, même si c'est un truc de filles!)
    J'espère que ton retour s'est bien passé et que c'est la folie (Liane) à CF

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