dimanche 29 juillet 2012

San Pedro de Atacama 2/2


Dimanche 22 juillet :

Grosse journée en perspective. Déjà nous sommes debout à 3h40, belle perf ! Le bus passe nous prendre à 4h devant l’hôtel, la ponctualité étant de rigueur avec les chiliens, il arrive à 4h40. 40 minutes d’attente dans le froid, histoire de se mettre en bonnes conditions pour la journée. Nous arrivons aux Geysers del Tatio vers 7h, juste avant le lever du soleil, c’est superbe. En revanche le thermomètre affiche -13°C, je lance hélico presto un avis de recherche pour feu mes orteils que j’ai perdus en route. Nous profitons quand même du spectacle, nous n’avons pas l’habitude d’être confrontés à de telles activités géothermiques en France, même si le village de Chaudes-Aigues (Auvergne) se démène tant bien que mal. Musicien dans l’âme (et surtout pas Laam), je mettrais juste un petit bécarre à cette excursion, ah on me dit qu’en fait c’est un peu bémol, comme tu veux, j’ai redoublé mon solfège juste avant le conservatoire. Donc voici le bémol : nous avons l’impression d’être en plein cœur du tourisme de masse, 300 personnes sont agglomérées afin d’admirer le lever de soleil comme c’est à ce moment là que l’activité géothermique est à son paroxysme. Mais ça fait chier de se retrouver avec autant de gens. En même temps comment y couper ? Quand tu visites de tels sites (pas Youporn, Jules) ça devient tout de suite l’attroupement, une centaine de visiteurs (dont mille chinois).
D’ailleurs nous retrouvons Flak, mon pote du X6, nous immortalisons ce moment, et allons piquer une tête dans la piscine naturelle, l’air s’étant un peu réchauffé.

Les geysers juste avant le lever du soleil

Dépôt calcaire

Des vickuñas se promènent

Le soleil se lève...

L'eau bouillonne

ça rend pas mal sur les photos

Il caille

On retrouve Flak

Enfin le Soleil

Belle cheminée

Et enfin la récompense : eau à 34°C
Le chemin du retour nous permet d’observer un peu mieux la faune andine (zorro, vickuna, lama)

Bernard Loiseau

Zorro ...

... est arrivé, sans se presser

Un petit lac où nichent de nombreux zozios

dont j'ignore le nom

mais qui ont l'air sympas

tellement classique la transhumance accéléré en Jeep !
On s'arrête dans un petit village

où un gamin tue le temps

Maison typique

Troupeau de Lamas

Troupeau de cactus
Retour à San Pedro vers 13h, il fait facile 40°C au soleil, pas facile de gérer ces changements de température. 
L’après-midi est dédié au Laguna Cejar en plein Salar d’Atacama. Ce lac est assez particulier : il est 8 fois plus salé que la mer (Michèle qui a perdu son chat) et il est froid en surface et chaud en profondeur tout comme la sœur de Kof, dont vous aurez les coordonnées si ça vous intéresse,  j’ai l’aval de son frère (j’ai failli faire une autre blague, mais comme tu le vois je sais me censurer…).
Nous enfilons les maillots (2ème censure), et faisons trempette (3ème censure), le lac fait 20 mètres de profondeur au milieu, il est tellement salé, que nous n'avons besoin de fournir aucun effort pour flotter. C’est impressionnant, dès lors je décide de faire la sieste en plein milieu, expérience unique en son genre. Autre particularité, l’eau chaude vient d’en bas, et de son contact avec les roches volcaniques, la surface est très fraiche, tout le contraire de ce qu’on a l’habitude de ressentir à la mer, nos pointes de pied sont bien au chaud tandis que nos épaules tremblent de froid.
Bien sûr aucun n’animal marin ne vit dans de telles conditions, seulement quelques migrateurs venus du Brésil  en maillot de bain: baleines, thons et autres Miss Saupiquet essayant de survire dans cet environnement hostile.
Ensuite coucher de soleil et apéro en petit comité organisé par l’agence. 

Flak et moi dans le lac

X6, X6 ...

ça saute

Coucher de soleil

Avec le reflet du volcan Licancabur

C'est beau

Encore

Et voilà
Le soir, Agathe est claquée par toutes ces aventures, je rejoins Flak et deux autres français désireux de descendre quelques godets dans la fraîche nuit andine.

Lundi 23 juillet :

Une petite chanson de circonstance pour commencer :


Après la journée de déglingo d’hier, nous faisons une bonne grasse matinée salvatrice. Agathe se sent beaucoup mieux qu’hier soir. Aujourd’hui nous n’avons rien prévu de spécial et faisons le point sur les excursions restantes. Vu notre porte monnaie, qui est aussi gros qu’un mannequin somalien anorexique faisant la grève de la faim,  les choix s’offrant à nous se comptent sur les doigts de la main d’un manchot (Clint Eastwood, Et pour quelques dollars de plus).
J’en profite pour te présenter les sites que nous n’avons pas eu l’occasion de visiter mais qui valent sûrement le coup au cas où tu voudrais te rendre sur place : 
Le Salar d’Uyuni en Bolivie (plus grand Salar du monde) 
 - Les thermes de Puritama 
 - Le Salar de tara, le lac et la faune l’accompagnant
 - Le Salar Ab (de Marine Le Pen)
Nous passons une partie de la journée avec Flak qui va en Bolivie ce soir. Il n’y a pas grand-chose à ajouter, on essaye juste de profiter un maximum de notre voyage. Ces paysages et ce climat sont vraiment inhabituels pour nous mais exceptionnels à leur façon. Le fait d’écrire tous les jours, de prendre des photos est une bonne chose selon moi pour immortaliser ces moments, se dire qu’on est passé par là. Et cela nous servira très certainement à raviver nos souvenirs quand il faudra raconter ce qu’on a vécu sur place et que l’on serait susceptible d’oublier.
Malheureusement certaines sensations sont difficilement descriptibles, comme les parfums du Salar d’Atacama, le silence saisissant de la vallée de la mort, l’accent local, l’acclimatation difficile aux températures jouant au yoyo…  Ce sont ces choses dont on essaye de profiter au maximum, de s’en imprégner, parce que finalement ce sont tous ces petits détails qui composent le désert d’Atacama et qui en font toute sa singularité.
J’arrête là cet instant poésie très touchant pour deux raisons : premièrement, ce n’est pas mon genre, moi je donne plus dans la déconne et deuxièmement, tu vas pleurer si je continue, et loin de moi l’envie de te causer de tels émois (de juillet).
D'ailleurs ça me fait penser que si vous voulez de vrais infos sur l'histoire, la géologie de la région... mieux vaut se rendre sur le blog d'Agathe qui ponctue ses articles d'explications pougnesques.

Mardi 24 juillet :

Dernier jour de notre périple, il ne nous reste plus qu’à visiter la vallée de la Lune. Pour ce faire (à cheval) nous louons encore des bicyclettes. Nous n’avons pas porté le vice jusqu’à opter pour un tandem bien que l’idée nous ait traversé l’esprit, le ridicule ne tue pas. Enfin voilà, nous partons à 9h30 de Saint Pierre d’Atacama, l’entrée du site est à une dizaine de bornes et il en faut 13 de plus pour le parcourir de fond en comble, de long en large et en travers (de porc (d’Amsterdam (de trèfle (à 4 feuilles (de cannabis (touri (cantonnais (crophyle (Collins (ay Davenport (d’Amsterdam….))))))))))). On peut continuer longtemps comme ça.
A partir de l’entrée, la route est exécrable, la DDE chilienne est pire qu’en France. Nous nous arrêtons régulièrement dans le but d’admirer les formations géologiques qui feraient frémir tout prof d’SVT qui se respecte.
N’empêche que ça commence à être bien casse-burnes de rouler sur ces routes. De surcroit, les selles ne sont pas rembourrées et mon délicat postérieur s’en retrouve endolori, moins que celui de Bertrand Delanoë après une dîner chez Stéphane Bern évidemment, donc je cesse là ces lamentations (ou à Jérusalem plutôt).

Premier arrêt

Vers les cavernes...
... creusées par l'érosion et le vent

Avec toujours un dépôt de sel blanc

On est bien équipé

Paysages lunaires, la vallée porte bien son nom

Sélénite
Las tres Marias

Et enfin nous arrivons vers l'ancienne mine de sel

et sa carrière (éric), il faut se couvrir le crâne, le soleil tape

j'ai trouvé un guide de first choice

La fleur de sel

les couleurs sont assez vives ici

Et on rentre sur une route déserte

Il y a encore quelques  dunes

Au fond la cordillère des andes

RAS
L’après-midi est consacré à la visite du musée de San Pedro. Après cela nous n’avons plus une thune et annulons nos projets de restaurant. Finalement, notre dernière soirée à l’auberge en compagnie de nouveaux français venus de Lyon est fort sympathique voire même convivial.
Et voilà donc la fin de nos aventures atacamènes qui se sont déroulées à merveille, je vous conseille vivement d’aller y faire un tour si l’occasion se présente.
Fin en chanson : 

1 commentaire:

  1. Merci Mathieu pour tes aventures rocambolesques (cartefigue! serais tu trop jeune pour ce genre de référence?)
    Bon je me suis régalée de te lire, j'ai pu apprécier tes quelques "lâchés émotionnels" sans verser une seule larmette, les commentaires étant déjà assez salés!
    Paul me dit qu'il a bien rigolé à tes pitreries habituelles. Il t'attend dans le midi après une partie de pêche en Auvergne.
    Bise et merci pour ces rêveries (béry) ou Richard. A bientôt

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