Grosse journée en perspective. Déjà nous sommes debout à
3h40, belle perf ! Le bus passe nous prendre à 4h devant l’hôtel, la
ponctualité étant de rigueur avec les chiliens, il arrive à 4h40. 40 minutes
d’attente dans le froid, histoire de se mettre en bonnes conditions pour la
journée. Nous arrivons aux Geysers del Tatio vers 7h, juste avant le lever du
soleil, c’est superbe. En revanche le thermomètre affiche -13°C, je lance
hélico presto un avis de recherche pour feu mes orteils que j’ai perdus en
route. Nous profitons quand même du spectacle, nous n’avons pas l’habitude
d’être confrontés à de telles activités géothermiques en France, même si le
village de Chaudes-Aigues (Auvergne) se démène tant bien que mal. Musicien
dans l’âme (et surtout pas Laam), je mettrais juste un petit bécarre à cette
excursion, ah on me dit qu’en fait c’est un peu bémol,
comme tu veux, j’ai redoublé mon solfège juste avant le conservatoire. Donc
voici le bémol : nous avons l’impression d’être en plein cœur du tourisme
de masse, 300 personnes sont agglomérées afin d’admirer le lever de soleil comme c’est à ce moment là que l’activité géothermique est à son paroxysme. Mais
ça fait chier de se retrouver avec autant de gens. En même temps comment y
couper ? Quand tu visites de tels sites (pas Youporn, Jules) ça devient
tout de suite l’attroupement, une centaine de visiteurs (dont mille chinois).
D’ailleurs nous retrouvons Flak, mon pote du X6, nous
immortalisons ce moment, et allons piquer une tête dans la piscine naturelle,
l’air s’étant un peu réchauffé.
Les geysers juste avant le lever du soleil
Dépôt calcaire
Des vickuñas se promènent
Le soleil se lève...
L'eau bouillonne
ça rend pas mal sur les photos
Il caille
On retrouve Flak
Enfin le Soleil
Belle cheminée
Et enfin la récompense : eau à 34°C
Le chemin du retour nous permet d’observer un peu mieux la
faune andine (zorro, vickuna, lama)
Bernard Loiseau
Zorro ...
... est arrivé, sans se presser
Un petit lac où nichent de nombreux zozios
dont j'ignore le nom
mais qui ont l'air sympas
tellement classique la transhumance accéléré en Jeep !
On s'arrête dans un petit village
où un gamin tue le temps
Maison typique
Troupeau de Lamas
Troupeau de cactus
Retour à San Pedro vers 13h, il fait facile 40°C au soleil,
pas facile de gérer ces changements de température. L’après-midi est dédié au
Laguna Cejar en plein Salar d’Atacama. Ce lac est assez particulier : il
est 8 fois plus salé que la mer (Michèle qui a perdu son chat) et il est froid
en surface et chaud en profondeur tout comme la sœur de Kof, dont vous aurez
les coordonnées si ça vous intéresse,
j’ai l’aval de son frère (j’ai failli faire une autre blague, mais comme
tu le vois je sais me censurer…).
Nous enfilons les maillots (2ème censure), et
faisons trempette (3ème censure), le lac fait 20 mètres de
profondeur au milieu, il est tellement salé, que nous n'avons besoin de fournir aucun
effort pour flotter. C’est impressionnant, dès lors je décide de faire la sieste
en plein milieu, expérience unique en son genre. Autre particularité, l’eau
chaude vient d’en bas, et de son contact avec les roches volcaniques, la
surface est très fraiche, tout le contraire de ce qu’on a l’habitude de
ressentir à la mer, nos pointes de pied sont bien au chaud tandis que nos
épaules tremblent de froid.
Bien sûr aucun n’animal marin ne vit dans de telles
conditions, seulement quelques migrateurs venus du Brésil en maillot de
bain: baleines, thons et autres Miss Saupiquet essayant de survire dans cet
environnement hostile.
Ensuite coucher de soleil et apéro en petit comité organisé
par l’agence.
Flak et moi dans le lac
X6, X6 ...
ça saute
Coucher de soleil
Avec le reflet du volcan Licancabur
C'est beau
Encore
Et voilà
Le soir, Agathe est claquée par toutes ces aventures, je
rejoins Flak et deux autres français désireux de descendre quelques godets dans
la fraîche nuit andine.
Lundi 23
juillet :
Une petite chanson de circonstance pour commencer :
Après la journée de déglingo d’hier, nous faisons une bonne
grasse matinée salvatrice. Agathe se sent beaucoup mieux qu’hier soir.
Aujourd’hui nous n’avons rien prévu de spécial et faisons le point sur les
excursions restantes. Vu notre porte monnaie, qui est aussi gros qu’un mannequin
somalien anorexique faisant la grève de la faim, les choix s’offrant à nous se comptent sur
les doigts de la main d’un manchot (Clint Eastwood, Et pour quelques dollars de
plus).
J’en profite pour te présenter les sites que nous n’avons
pas eu l’occasion de visiter mais qui valent sûrement le coup au cas où tu
voudrais te rendre sur place : - Le Salar d’Uyuni en Bolivie (plus grand Salar du
monde) - Les thermes de Puritama - Le Salar de tara, le lac et la faune
l’accompagnant - Le Salar Ab (de Marine Le Pen)
Nous passons une partie de la journée avec Flak qui va en
Bolivie ce soir. Il n’y a pas grand-chose à ajouter, on essaye juste de
profiter un maximum de notre voyage. Ces paysages et ce climat sont vraiment
inhabituels pour nous mais exceptionnels à leur façon. Le fait d’écrire tous
les jours, de prendre des photos est une bonne chose selon moi pour
immortaliser ces moments, se dire qu’on est passé par là. Et cela nous servira
très certainement à raviver nos souvenirs quand il faudra raconter ce qu’on a
vécu sur place et que l’on serait susceptible d’oublier.
Malheureusement certaines sensations sont difficilement
descriptibles, comme les parfums du Salar d’Atacama, le silence saisissant de
la vallée de la mort, l’accent local, l’acclimatation difficile aux températures
jouant au yoyo… Ce sont ces choses dont
on essaye de profiter au maximum, de s’en imprégner, parce que finalement ce
sont tous ces petits détails qui composent le désert d’Atacama et qui en font
toute sa singularité.
J’arrête là cet instant poésie très touchant pour deux
raisons : premièrement, ce n’est pas mon genre, moi je donne plus dans la
déconne et deuxièmement, tu vas pleurer si je continue, et loin de moi l’envie
de te causer de tels émois (de juillet). D'ailleurs ça me fait penser que si vous voulez de vrais infos sur l'histoire, la géologie de la région... mieux vaut se rendre sur le blog d'Agathe qui ponctue ses articles d'explications pougnesques.
Mardi 24
juillet :
Dernier jour de notre périple, il ne nous reste plus qu’à
visiter la vallée de la Lune. Pour ce faire (à cheval) nous louons encore des
bicyclettes. Nous n’avons pas porté le vice jusqu’à opter pour un tandem bien
que l’idée nous ait traversé l’esprit, le ridicule ne tue pas. Enfin voilà,
nous partons à 9h30 de Saint Pierre d’Atacama, l’entrée du site est à une
dizaine de bornes et il en faut 13 de plus pour le parcourir de fond en comble,
de long en large et en travers (de porc (d’Amsterdam (de trèfle (à 4 feuilles
(de cannabis (touri (cantonnais (crophyle (Collins (ay Davenport
(d’Amsterdam….))))))))))). On peut continuer longtemps comme ça.
A partir de l’entrée, la route est exécrable, la DDE
chilienne est pire qu’en France. Nous nous arrêtons régulièrement dans le but
d’admirer les formations géologiques qui feraient frémir tout prof d’SVT qui se
respecte.
N’empêche que ça commence à être bien casse-burnes de rouler
sur ces routes. De surcroit, les selles ne sont pas rembourrées et mon délicat
postérieur s’en retrouve endolori, moins que celui de Bertrand Delanoë après
une dîner chez Stéphane Bern évidemment, donc je cesse là ces lamentations (ou
à Jérusalem plutôt).
Premier arrêt
Vers les cavernes...
... creusées par l'érosion et le vent
Avec toujours un dépôt de sel blanc
On est bien équipé
Paysages lunaires, la vallée porte bien son nom
Sélénite
Las tres Marias
Et enfin nous arrivons vers l'ancienne mine de sel
et sa carrière (éric), il faut se couvrir le crâne, le soleil tape
j'ai trouvé un guide de first choice
La fleur de sel
les couleurs sont assez vives ici
Et on rentre sur une route déserte
Il y a encore quelques dunes
Au fond la cordillère des andes
RAS
L’après-midi est consacré à la visite du musée de San Pedro.
Après cela nous n’avons plus une thune et annulons nos projets de restaurant.
Finalement, notre dernière soirée à l’auberge en compagnie de nouveaux français
venus de Lyon est fort sympathique voire même convivial.
Et voilà donc la fin de nos aventures atacamènes qui se sont
déroulées à merveille, je vous conseille vivement d’aller y faire un tour si
l’occasion se présente.
Merci Mathieu pour tes aventures rocambolesques (cartefigue! serais tu trop jeune pour ce genre de référence?) Bon je me suis régalée de te lire, j'ai pu apprécier tes quelques "lâchés émotionnels" sans verser une seule larmette, les commentaires étant déjà assez salés! Paul me dit qu'il a bien rigolé à tes pitreries habituelles. Il t'attend dans le midi après une partie de pêche en Auvergne. Bise et merci pour ces rêveries (béry) ou Richard. A bientôt
Merci Mathieu pour tes aventures rocambolesques (cartefigue! serais tu trop jeune pour ce genre de référence?)
RépondreSupprimerBon je me suis régalée de te lire, j'ai pu apprécier tes quelques "lâchés émotionnels" sans verser une seule larmette, les commentaires étant déjà assez salés!
Paul me dit qu'il a bien rigolé à tes pitreries habituelles. Il t'attend dans le midi après une partie de pêche en Auvergne.
Bise et merci pour ces rêveries (béry) ou Richard. A bientôt